Les enfants exposés à la violence conjugale

Le thème de la violence conjugale est abordé sous l'angle de la violence exercée par les hommes envers les femmes, celles-ci étant les victimes dans la majorité des cas

Homicide/filicide

  • En situation de violence conjugale, les femmes et les enfants courent un risque accru d’être victimes d’un homicide, particulièrement à la suite d’un divorce ou d’une séparation (Réf.).
    • Le taux de femmes séparées tuées par leur ex-conjoint est de 39 pour un million de couples comparativement à 26,4 pour un million de couples chez les femmes vivant en union de fait et à 4,5 pour un million de couples chez les femmes mariées (Réf.).
    • 49% des homicides conjugaux sont commis par le partenaire dans les deux mois suivant la séparation (Réf.).
    • Ce résultat montre l’importance d’aller chercher de l’aide spécialisée à la suite d’une séparation afin de s’assurer de sa sécurité et de celles de ses enfants.
  • Lors d’homicides inter parentaux, les enfants risquent de perdre simultanément leurs deux parents : leur mère étant généralement la victime et leur père étant souvent envoyé en prison ou en institution psychiatrique ou se suicidant après le meurtre (Réf.).
    • Ces jeunes vivent alors beaucoup de détresse, de tristesse, d’anxiété, de confusion et risquent de développer des problèmes de santé mentale, particulièrement la dépression (Réf.).
  • Plusieurs enfants sont témoins du meurtre ou de la tentative de meurtre de leur mère (35% des enfants lors d’homicides, 62% des enfants lors de tentative de meurtre) ou découvrent le corps de leur mère à la suite de l’attaque (37% des enfants) (Réf.).
    • Cette exposition peut avoir de nombreuses conséquences pour les enfants, ceux-ci étant significativement plus affectés que les enfants n’ayant pas été témoins du meurtre de leur mère (Réf.).
    • Les problèmes les plus fréquemment développés par ces enfants sont les suivants :
      • grave traumatisme pouvant entraîner un syndrome de stress post-traumatique;
      • dépression;

      • problèmes d’attachement;

      • problèmes de comportement;

      • difficultés à contrôler leurs émotions;

      • importants conflits de loyauté;

      • difficultés relationnelles;

      • anxiété, insécurité (Réf.).

  •  Les enfants exposés à la violence conjugale sont également plus à risque que les autres jeunes d’être eux-mêmes victimes d’un filicide (Réf.).

    • Dans 44% des cas de filicides, la présence de violence conjugale au sein de la famille a pu être établie (Réf.).
    • Dans 60% des cas de filicides, la présence de violence conjugale au sein de la famille a pu être établie (Réf.).
      • Au Québec, lors d’une étude menée par Dubé (2008) auprès d’une cohorte de 64 hommes ayant perpétré des filicides, plus de la moitié des participants démontraient des antécédents connus de violence conjugale (Réf.).
    • Dans 4,4% des cas d’homicides entre conjoints, les enfants du conjoint ayant des comportements violents ont également été tués (Réf.).
    • Une étude récente à démontré que la plupart des pères ayant des antécédents de violence conjugale (68%) commettent le filicide dans le but de se venger de leur conjointe.

      • En fait, plus de 60% des filicides ont été commis dans le contexte d’une séparation où le conjoint ayant des comportements violents n’acceptait pas que sa conjointe mette fin à la relation, la rendant responsable du démantèlement de la famille.
      • L’incapacité de faire face à la perte définitive de pouvoir sur sa partenaire se retrouve aussi dans les cas d’homicide envers la conjointe et de familicide (Réf.).
      • Davantage de précautions auprès de la femme et des enfants sont à prendre lorsque le conjoint démontre un risque élevé de suicide (Réf.).

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