Les enfants exposés à la violence conjugale

Le thème de la violence conjugale est abordé sous l'angle de la violence exercée par les hommes envers les femmes, celles-ci étant les victimes dans la majorité des cas

Ampleur

  • Selon les résultats d’une enquête menée par Statistique Canada, près de 21% des femmes vivant ou ayant vécu avec un conjoint ont été agressées physiquement ou sexuellement au moins une fois par ce dernier au cours de leur vie (Réf.).
  • En 2014, 18 746 infractions contre la personne commises dans un contexte conjugal ont été retenues par l’ensemble des services de police du Québec. Ces infractions représentent 25% de tous les crimes commis contre la personne. Parmi l’ensemble de ces infractions, les plus importantes sont les homicides (11), les tentatives de meurtre (30) ainsi que les voies de fait de niveau 3, soit le fait de blesser, mutiler, défigurer ou mettre la vie d’une autre personne en danger (57) (Réf.).

  • Au cours des années 1995 à 2000, 101 femmes auraient été tuées par leur conjoint, ex-conjoint ou ami intime (Réf.).

  • Une étude menée auprès des femmes québécoises est arrivée aux résultats suivants :

  • Au cours de l’année précédant l’enquête :

    • 6,1% des femmes (environ 110 000 femmes) ont été agressées physiquement par leur partenaire;
    • 6,8% des femmes (environ 124 000 femmes) ont vécu de la violence sexuelle;
    • 12,6% des femmes (environ 230 000 femmes), ont été victimes de comportements contrôlants ou humiliants de la part de leur partenaire;

    • 66,2%  des femmes (environ 1 203 000 femmes) ont subi de la violence verbale (Réf.).

  • Au Canada, les statistiques policières sur les victimes de violence conjugale indiquent une proportion de 17% d’hommes et de 83% de femmes victimes. Les infractions les plus fréquentes rapportées à la police en situation de violence conjugale sont les voies de fait simples (49%), suivies des voies de fait graves (10%), des menaces (13%),  du harcèlement criminel (7%) et des agressions sexuelles (7%). Ces statistiques sont probablement très conservatrices, seulement 30% des cas de violence conjugale étant rapportés aux services policiers (Réf.).
  • La forme de violence conjugale la plus souvent dénoncée est le fait d’être poussé, empoigné, bousculé ou giflé (35 %). Le quart (25 %) des victimes ont affirmé avoir été agressées sexuellement, battues, étranglées ou menacées avec une arme à feu ou un couteau alors que 24% des victimes ont mentionné avoir reçu des coups de pied ou avoir été mordues, frappées ou frappées avec un objet (Réf.).
  • Des études révèlent que la violence conjugale est également vécue par certains hommes. Certaines recherches indiquent même que les femmes pourraient être aussi violentes que les hommes. La question de la symétrie en situation de violence conjugale mérite cependant d’être examinée plus attentivement. En effet, les dynamiques de violence, l’intention derrière le geste violent ainsi que les conséquences sur la victime diffèrent selon le sexe de cette dernière (Réf.).

    • La violence vécue par les femmes est souvent plus sévère que celle exercée envers les hommes, celles-ci étant plus à risque de subir des blessures graves. (Réf.)

    • Les femmes sont plus susceptibles de craindre pour leur vie et de développer des symptômes d’anxiété et de dépression. (Réf.)

    • Les femmes sont plus susceptibles de vivre de la violence conjugale chronique.
    • Plusieurs femmes posant un geste violent sévère à l’endroit de leur conjoint le font pour se défendre ou pour riposter tandis que les hommes utilisent souvent la violence afin de contrôler leur conjointe (Réf.).

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